10 erreurs fréquentes à éviter lors de votre état des lieux d’entrée

La plupart des litiges de fin de bail ne viennent pas d’un désaccord sur les
règles, mais d’un état des lieux d’entrée mal fait. Voici les dix erreurs les plus
fréquentes — et comment les éviter.

1. Emménager avant l’état des lieux

Un carton posé, un meuble installé, et la pièce n’est plus « vide » : impossible
de constater objectivement l’état du sol ou du mur qu’ils cachent. L’état des
lieux doit être réalisé logement vide, avant l’arrivée des affaires.

2. Rester vague dans les descriptions

« Bon état général » ne protège personne. Un état des lieux valable décrit
chaque élément — sols, murs, plafonds, menuiseries, sanitaires —
avec une cotation et, si besoin, une note précise sur les défauts constatés.

3. Ne pas prendre de photos

Le texte seul ne suffit pas toujours à trancher un désaccord. Des photos
datées, une par pièce au minimum et en gros plan sur chaque
défaut, complètent utilement le constat écrit.

4. Oublier de relever les compteurs

Électricité (jour/nuit), gaz, eau : sans relevé à l’entrée, impossible de
départager les consommations avec le locataire précédent — ou de prouver un
dégât lié à une fuite ou un problème électrique préexistant.

5. Négliger le jardin et les extérieurs

Terrasse, pelouse, plantations, éclairage extérieur : ces éléments font partie
du bien et doivent être constatés au même titre que l’intérieur (voir notre
guide sur l’état des lieux du jardin).

6. Ne pas faire signer toutes les parties

Un état des lieux signé par une seule partie perd sa valeur contradictoire. En
colocation, l’idéal est que chaque colocataire signe, ou mandate explicitement
quelqu’un pour le faire (voir
état des lieux et colocation).

7. Laisser passer le délai pour signaler un défaut

Un oubli constaté après coup (une fissure découverte en déplaçant un meuble)
peut encore être signalé pendant le premier mois d’occupation
(15 jours pour un bail court). Passé ce délai, il est trop tard.

8. Oublier d’enregistrer l’état des lieux

L’enregistrement, gratuit, est à charge du bailleur et se fait en même temps
que le bail. Sans lui, certaines protections légales disparaissent — voir
le guide complet.

9. Confondre état des lieux et inventaire du mobilier

Dans un logement meublé, décrire les murs et sols ne suffit pas : il faut
aussi inventorier le mobilier, meuble par meuble. Voir notre page dédiée à
l’état des lieux d’un logement meublé.

10. Le faire entre particuliers sans être vraiment rigoureux

Un état des lieux entre particuliers a la même valeur juridique qu’un état des
lieux d’expert — à condition d’être aussi précis et complet.
C’est justement le piège : par manque de méthode, beaucoup de constats « à
l’amiable » sont trop courts pour protéger qui que ce soit.

Comment éviter ces dix pièges

Deux solutions complémentaires :

  • Utiliser un modèle structuré qui couvre toutes les
    rubriques — notre modèle gratuit
    reprend point par point ce qui doit figurer dans un état des lieux valable.
  • Faire appel à un expert indépendant, qui applique une
    méthode systématique et élimine la quasi-totalité de ces erreurs — voir
    demander une offre de prix.