Comment bien préparer son état des lieux en tant que locataire

Pour un locataire, l’état des lieux d’entrée n’est pas une formalité à subir :
c’est le document qui protégera (ou non) votre garantie locative en fin de bail.
Voici comment vous y préparer, étape par étape.

Avant le rendez-vous

  • Relisez votre bail — il précise parfois qui organise l’état
    des lieux, et le délai dont vous disposez pour signaler un oubli.
  • Prévoyez le matériel : smartphone chargé, lampe de poche,
    mètre, de quoi écrire, et un exemplaire du modèle
    gratuit
    si aucun expert n’intervient.
  • Ne déménagez pas encore — le logement doit être vide au
    moment du constat.

Pendant l’état des lieux

  • Prenez le temps de regarder chaque pièce, ne vous laissez
    pas presser.
  • Ouvrez tout : placards, fenêtres, volets, robinetterie —
    un défaut caché derrière une porte fermée ne sera jamais contesté à votre
    avantage à la sortie.
  • Photographiez systématiquement, y compris ce qui vous
    semble sans importance : une trace, une fissure fine, une prise qui ne
    fonctionne pas.
  • Faites noter chaque défaut, même mineur — une tache, une
    rayure, un joint abîmé. Ce qui n’est pas écrit sera, à la sortie, présumé être
    de votre fait.
  • Relevez vous-même les compteurs et notez les index.

Avant de signer

  • Relisez ligne par ligne. Une fois signé, le document fait
    foi — les remarques ultérieures ne sont possibles que pendant le premier mois
    d’occupation (15 jours pour un bail court).
  • Ne signez pas si une partie du logement n’a pas été
    vraiment examinée — demandez à compléter d’abord.
  • Gardez un exemplaire signé par toutes les parties.

Juste après

  • Vérifiez l’enregistrement — il est gratuit et à charge du
    bailleur, mais rien n’empêche de s’assurer qu’il a bien été fait.
  • Classez vos photos et le document quelque part où vous les
    retrouverez facilement dans plusieurs années — c’est souvent longtemps après
    qu’on en a besoin.

Ce qu’il ne faut jamais faire

  • Signer un état des lieux que vous n’avez pas eu le temps de vérifier.
  • Accepter un document trop vague (« bon état général ») en pensant que ça
    vous arrange : c’est l’inverse — un constat imprécis à l’entrée facilite les
    contestations à la sortie.
  • Emménager avant que l’état des lieux ne soit fait.

Pour aller plus loin : tout sur l’état des lieux d’entrée, le modèle gratuit et le guide complet.